Pentest
Cybersécurité

Pentest : ce que révèle un test d’intrusion que les outils de sécurité ne voient pas

Pourquoi le pentest reste indispensable en 2026 ? 

Les entreprises de taille intermédiaire ont considérablement renforcé leurs dispositifs de cybersécurité ces dernières années. Pare-feux, EDR, MFA, SIEM et contrôles cloud sont désormais largement déployés et constituent une base indispensable de protection. 

Cependant, ces outils partagent une limite commune : ils fonctionnent selon des règles, des signatures et des comportements attendus. Ils détectent ce qu’ils sont conçus pour détecter, mais peinent à appréhender les enchaînements réels qu’un attaquant peut exploiter dans un environnement complexe et évolutif. 

Le test d’intrusion adopte un point de vue radicalement différent. Il ne cherche pas à observer ou à alerter, mais à agir comme un attaquant réel, avec les mêmes contraintes, les mêmes opportunités et les mêmes objectifs. 

C’est précisément cette approche offensive qui permet de révéler des failles invisibles depuis une vision purement défensive, et qui explique pourquoi le pentest reste un exercice clé en 2026.

 

Outils de sécurité et pentest : deux visions complémentaires 

Les outils de sécurité jouent un rôle essentiel dans la protection quotidienne du système d’information. Ils collectent des événements, appliquent des règles et déclenchent des alertes lorsque des comportements sortent du cadre attendu. 

Le pentest, lui, ne part pas du principe que les protections fonctionnent parfaitement. Il cherche à comprendre ce qu’un attaquant pourrait réellement faire en contournant, combinant ou abusant de mécanismes pourtant légitimes. 

On peut résumer cette complémentarité ainsi : 

  • les outils répondent à la question « que voyons-nous ? » 
  • le pentest répond à la question « jusqu’où peut-on aller ? »

Cette différence de perspective est fondamentale. Elle permet de passer d’une sécurité théorique à une évaluation concrète du risque, basée sur des scénarios crédibles. 

 

Des vulnérabilités connues… mais réellement exploitables 

Les scanners de vulnérabilités et les outils de sécurité identifient régulièrement des failles techniques. Pourtant, ils ne permettent pas toujours de déterminer si ces failles sont réellement exploitables dans le contexte spécifique de l’entreprise. 

Un pentest permet de démontrer concrètement ce qu’un attaquant peut faire à partir d’une vulnérabilité donnée. Il ne se limite pas à constater son existence, mais cherche à mesurer son impact réel. 

Dans de nombreux cas, le test d’intrusion met en évidence que : 

  • certaines vulnérabilités jugées critiques ont peu d’effet pratique, 
  • des failles considérées comme mineures ouvrent des accès étendus, 
  • le véritable risque réside dans l’environnement, pas dans la faille isolée.

Cette approche aide à sortir d’une logique de correction exhaustive pour entrer dans une logique de priorisation fondée sur l’impact. 

 

Les chaînes d’attaque invisibles pour les outils 

Les attaques modernes reposent rarement sur une faille unique. Elles exploitent des enchaînements de faiblesses, parfois anodines prises individuellement, mais redoutables une fois combinées. 

Un pentest permet de reconstituer ces chaînes d’attaque, en montrant comment un attaquant peut progresser étape par étape dans le système d’information. 

Ces enchaînements reposent souvent sur : 

  • une exposition Internet mal maîtrisée, 
  • des droits excessifs ou hérités, 
  • une segmentation insuffisante, 
  • un manque de surveillance sur certains périmètres.

Pris isolément, chaque élément peut sembler acceptable. Ensemble, ils constituent un chemin d’attaque crédible que seuls des tests offensifs permettent de mettre en évidence. 

 

Les failles de configuration et de gouvernance 

Les outils de sécurité supposent implicitement que les environnements sont correctement configurés et gouvernés. Or, dans la réalité, les systèmes évoluent en permanence sous la pression des projets, des urgences opérationnelles et des contraintes métiers. 

Le pentest révèle fréquemment des faiblesses liées non pas à la technologie, mais à son usage : 

  • services exposés sans justification métier 
  • accès temporaires devenus permanents 
  • comptes techniques oubliés 
  • environnements cloud insuffisamment cloisonnés.

Ces problèmes sont rarement visibles via des alertes classiques, car ils reposent sur des configurations légitimes mais dangereuses. Le test d’intrusion permet de les mettre en lumière de manière concrète et exploitable. 

 

Ce que le pentest révèle sur les identités 

Les identités sont devenues le principal périmètre d’attaque. Les outils de sécurité détectent des connexions suspectes, mais ils montrent rarement ce qu’un attaquant peut faire une fois authentifié. 

Un pentest permet d’évaluer les usages réels des comptes compromis et de tester les scénarios d’escalade et de rebond. Il met souvent en évidence un écart important entre les droits théoriques et les droits réellement exploitables. 

Les tests révèlent notamment : 

  • des possibilités d’escalade de privilèges, 
  • des abus de comptes de service, 
  • des chemins de rebond entre environnements, 
  • des accès étendus à des données sensibles.

Ces résultats sont essentiels pour ajuster la gouvernance des identités et réduire les capacités de mouvement d’un attaquant. 

 

Pentest et ransomware : comprendre le scénario complet 

Dans de nombreux incidents, le ransomware n’est que la phase finale d’une attaque plus longue. Les outils de sécurité peuvent détecter certains signaux, mais ils peinent à restituer la vision complète du scénario. 

Le pentest permet de rejouer l’ensemble de la chaîne : 

  • point d’entrée initial 
  • mouvements latéraux 
  • accès aux sauvegardes 
  • préparation du chiffrement ou de l’exfiltration.

Cette approche donne une vision claire de ce qu’un attaquant pourrait faire avant même que les mécanismes de détection ne s’activent, et permet d’anticiper les points de rupture critiques. 

 

À quoi sert réellement un pentest pour une entreprise intermédiaire 

Pour une entreprise de 100 à 1000 salariés, le pentest n’est ni un exercice académique ni une simple exigence de conformité. Il constitue un outil de pilotage du risque. 

Il permet notamment : 

  • de mesurer l’exposition réelle du système d’information 
  • de prioriser les actions de sécurité sur des risques démontrés 
  • d’alimenter les cas d’usage du SOC avec des scénarios concrets 
  • de tester l’efficacité des mesures existantes.

Un pentest bien mené transforme une perception abstraite du risque en décisions opérationnelles. 

 

Pentest, SOC et sécurité continue : une logique cohérente 

Le pentest ne remplace ni les outils de sécurité ni un SOC managé. Il complète l’ensemble en apportant une vision offensive et ponctuelle. 

Le pentest montre ce qui est attaquable aujourd’hui, le SOC surveille ce qui se passe en continu, et les outils appliquent les contrôles au quotidien. Ensemble, ils permettent de construire une sécurité basée sur des scénarios réels, et non sur des hypothèses. 

Cette complémentarité est particulièrement adaptée aux entreprises intermédiaires, qui doivent concentrer leurs efforts là où l’impact serait le plus critique. 

 

Le positionnement Castelis 

Chez Castelis, le pentest est avant tout conçu comme un outil d’aide à la décision, au service d’une cybersécurité pragmatique et opérationnelle. L’objectif n’est pas seulement d’identifier des vulnérabilités, mais de comprendre ce qu’un attaquant pourrait réellement exploiter dans un contexte donné. 

Nos tests d’intrusion applicatifs et systèmes simulent des scénarios d’attaque réalistes, en mode boîte noire, grise ou blanche, afin d’évaluer le niveau de résistance réel du système d’information. Cette approche permet de dépasser une vision théorique du risque et de mettre en évidence des chemins d’attaque crédibles, souvent invisibles pour les outils de sécurité pris isolément. 

Au-delà de l’identification des failles, les pentests Castelis visent à prioriser les actions de remédiation en fonction de l’impact potentiel, à améliorer la capacité de réaction en cas d’incident et à renforcer la gouvernance de la sécurité. Les résultats permettent également de démontrer le niveau de maîtrise de l’infrastructure vis-à-vis des exigences réglementaires et des attentes des partenaires. 

Le pentest s’inscrit ainsi dans une démarche globale, complémentaire des dispositifs de détection et de supervision, avec un objectif clair : transformer la sécurité existante en un dispositif compréhensible, actionnable et aligné sur les enjeux métiers. 

 

Conclusion : voir ce que l’attaquant voit 

Un test d’intrusion ne se limite pas à une liste de vulnérabilités. Il raconte une histoire, celle d’une attaque plausible, contextualisée et exploitable. 

Ce qu’il révèle, ce n’est pas uniquement ce qui manque, mais ce qui compte réellement pour un attaquant. Pour les entreprises de taille intermédiaire, le pentest est un levier essentiel pour passer d’une cybersécurité déclarative à une sécurité priorisée, compréhensible et opérationnelle. 

 

FAQ 

Un pentest remplace-t-il les outils de sécurité existants ? 

Non. Les outils de sécurité détectent et bloquent des événements en continu, tandis que le pentest adopte une approche offensive ponctuelle pour identifier ce qu’un attaquant pourrait réellement exploiter.  

Il complète les outils existants en testant leur efficacité réelle. 

 

Quelle est la différence entre un pentest et un scan de vulnérabilités ? 

Un scan de vulnérabilités identifie automatiquement des failles connues.  

Un pentest va plus loin en exploitant concrètement ces failles et en démontrant des scénarios d’attaque réalistes.  

Là où le scan liste des risques potentiels, le pentest montre des risques avérés. 

 

Un pentest est-il utile si l’on dispose déjà d’un SOC managé ? 

Oui. Le SOC surveille et réagit aux attaques en cours, tandis que le pentest identifie ce qui pourrait être attaqué.  

Les résultats d’un pentest permettent d’améliorer les cas d’usage de détection du SOC et de renforcer la posture globale. 

 

Un pentest peut-il perturber l’activité ? 

Un pentest est encadré et réalisé sur un périmètre défini afin de limiter les risques opérationnels.  

L’objectif est de tester la résistance du système d’information dans des conditions réalistes, sans provoquer d’interruption de service. 

 

Le pentest permet-il d’évaluer le risque ransomware ? 

Indirectement, oui. Le pentest permet de rejouer les étapes clés d’une attaque (accès initial, mouvements latéraux, accès aux sauvegardes), offrant une vision concrète de la capacité d’un attaquant à préparer une attaque ransomware. 

 

Sources (rapports de référence) 

  • ANSSI / CERT-FR – Panorama de la cybermenace 2024 
  • ENISA – ENISA Threat Landscape 2025 
  • Google Cloud / Mandiant – M-Trends 2025 
  • Verizon – 2025 Data Breach Investigations Report (DBIR) 
  • Microsoft – Microsoft Digital Defense Report 2025 
  • MITRE – MITRE ATT&CK Framework 
  • Sophos – The State of Ransomware 2025 

 

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