SOC managé 24/7
Cybersécurité

SOC managé 24/7 : fonctionnement concret pour une entreprise de taille intermédiaire

La supervision de sécurité n’est plus réservée aux grands groupes. En 2025, les entreprises de 100 à 1000 salariés font face à des menaces comparables à celles des grandes organisations : ransomware ciblé, compromission d’identités, exploitation de vulnérabilités exposées ou attaques via des tiers. 

Dans le même temps, les modes opératoires des attaquants ont évolué. Les intrusions sont plus discrètes, progressives et souvent déclenchées en dehors des heures ouvrées, lorsque la surveillance est faible ou inexistante. Les rapports de référence (ANSSI, ENISA, Mandiant, Verizon) convergent sur un point : le temps de détection reste un facteur clé de gravité des incidents. 

Pour beaucoup d’entreprises intermédiaires, la question n’est donc plus « avons-nous des outils de sécurité ? », mais « qui regarde réellement ce qui se passe, et quand ? ». 

C’est précisément là qu’intervient le SOC managé 24/7.

 

SOC managé : de quoi parle-t-on concrètement ? 

Un SOC (Security Operations Center) managé 24/7 est un dispositif opérationnel chargé de : 

  • surveiller en continu les événements de sécurité, 
  • détecter les comportements anormaux ou malveillants, 
  • qualifier les alertes, 
  • et accompagner la réponse à incident. 

Contrairement à une simple supervision technique, un SOC repose sur une chaîne humaine et outillée, capable d’interpréter le contexte métier, technique et organisationnel de l’entreprise. 

Pour une entreprise de taille intermédiaire, l’objectif n’est pas de reproduire un SOC interne de grand groupe, mais de disposer d’une capacité de détection et de réaction continue, proportionnée aux risques réels. 

 

Les briques techniques : le socle, pas la finalité 

Un SOC managé s’appuie toujours sur des outils de sécurité. Dans les environnements actuels, cela repose généralement sur : 

  • un SIEM pour la centralisation et la corrélation des logs, 
  • des solutions EDR/XDR pour la visibilité sur les endpoints, 
  • des sources cloud, identité, réseau et sécurité. 

 Chez Castelis, les environnements supervisés reposent notamment sur : 

  • Microsoft Sentinel et Microsoft Defender for Endpoint, 
  • ELK / Elastic Security avec Elastic Defend. 

 Mais un point est essentiel : les outils seuls ne font pas un SOC. 

 Sans cas d’usage pertinents, sans analyse humaine et sans supervision continue, un SIEM ou un EDR produit surtout du bruit… ou pire, un faux sentiment de sécurité.  

 

Comment fonctionne un SOC managé 24/7 au quotidien 

  1. Collecter ce qui compte vraiment

La première étape consiste à définir ce qui doit être surveillé en priorité, en fonction des risques réels de l’entreprise. 

Cela inclut généralement : 

  • les identités (Azure AD / Entra ID, Active Directory), 
  • les endpoints (postes, serveurs), 
  • les accès distants (VPN, cloud), 
  • les systèmes critiques (sauvegardes, serveurs métiers), 
  • et les accès tiers. 

L’objectif n’est pas de tout collecter, mais de collecter intelligemment, pour rendre la détection exploitable. 

 

  1. Détecter à partir de scénarios d’attaque réalistes

Un SOC managé efficace ne se limite pas à la surveillance brute d’événements techniques. Il repose sur des scénarios de détection construits à partir de modes opératoires réels, observés lors d’incidents concrets et documentés dans les rapports de référence. Ces scénarios traduisent la manière dont une attaque se déroule dans le temps, plutôt qu’un événement isolé. 

Ils s’appuient notamment sur : 

  • les techniques d’attaque observées sur le terrain, 
  • des référentiels comme MITRE ATT&CK, 
  • et les retours d’expérience issus de la gestion d’incidents réels. 

Pour une entreprise de taille intermédiaire, cela se traduit par la détection de comportements typiques, comme des connexions anormales sur des comptes à privilèges, des activités suspectes en dehors des horaires ouvrés, des tentatives d’accès aux sauvegardes ou encore des enchaînements d’événements caractéristiques d’une préparation ransomware. Les comportements dits “living off the land”, utilisant des outils natifs du système, font également partie des signaux surveillés. 

Ces scénarios ne sont jamais figés. Ils sont adaptés en continu, car les attaquants ajustent leurs techniques plus rapidement que ne le permettent des règles statiques ou génériques. 

 

  1. Qualifier : le rôle clé de l’analyste SOC

Toutes les alertes générées par les outils ne correspondent pas à un incident réel. C’est pourquoi la qualification humaine est un maillon essentiel du SOC managé. 

L’analyste SOC ne se contente pas de lire une alerte. Il la replace dans son contexte : environnement concerné, type de compte, historique de l’utilisateur ou du poste, événements précédents et concomitants. Cette analyse permet d’éliminer les faux positifs, mais aussi d’identifier des signaux faibles qui, pris isolément, pourraient sembler anodins. 

À l’issue de cette qualification, l’analyste évalue le niveau de risque réel et détermine si l’événement relève d’une activité légitime, d’un comportement suspect ou d’une attaque en cours. 

Pour une entreprise de taille intermédiaire, cette étape est critique. Elle permet d’éviter à la fois la sous-réaction, qui laisse l’attaquant progresser, et la sur-réaction, qui mobilise inutilement les équipes et crée de la confusion. 

 

  1. Réagir et contenir, avant l’impact business

Lorsqu’un incident est confirmé, le SOC accompagne la réponse : 

  • recommandations de confinement, 
  • actions de blocage ou d’isolement (via EDR), 
  • coordination avec les équipes IT internes, 
  • documentation de l’incident. 

L’objectif n’est pas seulement de stopper l’attaque, mais de limiter son périmètre et sa durée, avant qu’elle ne devienne un arrêt d’activité ou une crise majeure. 

 

Pourquoi le 24/7 change réellement la donne 

Les rapports de référence publiés par Mandiant, Verizon et ENISA convergent sur un point clé : le facteur temps joue presque toujours en faveur des attaquants. De nombreuses intrusions débutent en dehors des heures ouvrées, à des moments où la supervision est réduite ou inexistante. Ces fenêtres de faible surveillance sont volontairement exploitées pour installer un accès initial, étendre les privilèges ou préparer une attaque plus destructive. 

Plus une intrusion reste invisible, plus son impact potentiel augmente. L’attaquant dispose alors du temps nécessaire pour se déplacer latéralement, identifier les systèmes critiques et sécuriser sa persistance. Ce n’est donc pas tant la complexité de l’attaque qui détermine sa gravité, mais la durée pendant laquelle elle n’est pas détectée. 

Un SOC managé 24/7 permet précisément de réduire ce facteur temps. La surveillance continue offre la capacité de détecter une activité malveillante au moment où elle se produit, et non plusieurs heures plus tard, une fois les dégâts engagés. Cette détection précoce permet de casser la chaîne d’attaque avant le chiffrement, l’exfiltration de données ou l’arrêt de l’activité. 

Ce n’est pas la sophistication des outils qui fait la différence, mais la continuité de la surveillance et de l’analyse humaine. 

 

Ce qu’un SOC managé apporte concrètement à une entreprise intermédiaire 

Pour une entreprise de 100 à 1000 salariés, un SOC managé 24/7 apporte avant tout une capacité opérationnelle difficile à maintenir en interne. Il permet de bénéficier d’une expertise sécurité continue sans avoir à constituer et faire vivre une équipe dédiée, ce qui représente souvent un frein majeur en termes de coûts et de disponibilité des compétences. 

Au-delà de l’expertise, le SOC transforme des outils parfois sous-exploités en un dispositif réellement actionnable. Les alertes sont analysées, priorisées et traitées avec méthode, ce qui améliore la visibilité sur les risques concrets et évite les réactions dans l’urgence ou sous pression. 

Concrètement, cela se traduit par : 

  • une meilleure compréhension de ce qui se passe réellement dans le SI, 
  • une capacité à réagir plus vite et de manière structurée, 
  • et une réduction significative du risque d’incident majeur. 

Le SOC managé devient ainsi un levier pragmatique pour passer d’une cybersécurité déclarative, centrée sur les outils, à une cybersécurité pilotée, mesurable et opérationnelle. 

 

Le positionnement Castelis 

Chez Castelis, nous constatons que les entreprises intermédiaires ne manquent pas d’outils, mais de lisibilité opérationnelle. Notre approche du SOC managé repose sur : 

  • une intégration fine aux environnements existants (Microsoft ou Elastic), 
  • des cas d’usage adaptés aux risques réels, 
  • une supervision humaine 24/7, 
  • et une collaboration étroite avec les équipes internes. 

L’objectif n’est pas d’ajouter une couche de complexité, mais de rendre la sécurité exploitable, compréhensible et efficace, au quotidien. 

 

FAQ 

Un SOC managé 24/7 est-il réservé aux grands groupes ? 

Non. Historiquement, les SOC internes étaient l’apanage des grands groupes disposant d’équipes dédiées et de budgets importants. Aujourd’hui, le SOC managé 24/7 permet aux entreprises de 100 à 1000 salariés d’accéder à une capacité de détection et de réaction continue, sans avoir à recruter et opérer une équipe sécurité complète en interne. 

C’est précisément ce segment qui bénéficie le plus du modèle managé : une surface d’attaque élevée, des menaces comparables à celles des grands comptes, mais des ressources internes limitées. 

 

Un SOC managé remplace-t-il les équipes IT internes ? 

Non. Un SOC managé ne remplace pas les équipes IT ou sécurité internes, il les complète. 

Le SOC se concentre sur la détection, la qualification et l’accompagnement à la réponse aux incidents, tandis que les équipes internes conservent la maîtrise de l’infrastructure, des applications et des décisions opérationnelles. Cette répartition des rôles permet d’améliorer la réactivité sans alourdir l’organisation. 

 

Quelle est la différence entre un SIEM, un EDR et un SOC ? 

Un SIEM et un EDR sont des outils. Ils collectent des données, génèrent des alertes et fournissent de la visibilité technique. 

Un SOC, en revanche, est une capacité opérationnelle. Il combine outils, scénarios de détection, analystes humains et processus de réaction. Sans SOC, les outils restent souvent sous-exploités ou génèrent un volume d’alertes difficile à interpréter. 

 

Pourquoi le 24/7 est-il réellement indispensable ? 

Parce que les attaques ne respectent pas les horaires de bureau. De nombreux incidents débutent la nuit, le week-end ou lors de périodes de faible surveillance. 

Sans supervision continue, une attaque détectée plusieurs heures plus tard a déjà eu le temps de se propager. Le 24/7 permet de réduire drastiquement le temps de présence de l’attaquant et d’intervenir avant le chiffrement, l’exfiltration de données ou l’arrêt de l’activité. 

 

Un SOC managé génère-t-il trop d’alertes pour l’entreprise ? 

Non, à condition qu’il soit correctement opéré. Le rôle du SOC est justement de filtrer, qualifier et prioriser les alertes avant qu’elles n’atteignent les équipes internes. 

L’entreprise n’est sollicitée que lorsque cela est nécessaire, avec un niveau de contexte suffisant pour prendre une décision éclairée, sans être noyée sous le bruit. 

 

Un SOC managé fonctionne-t-il avec des environnements existants ? 

Oui. Un SOC managé s’intègre aux environnements déjà en place, qu’ils reposent sur des technologies Microsoft, Elastic ou autres. 

L’enjeu n’est pas de remplacer les outils existants, mais de les exploiter efficacement, en les intégrant dans une chaîne de détection et de réaction cohérente. 

 

Le SOC permet-il d’éviter complètement les incidents ? 

Non. Aucun dispositif ne garantit le risque zéro. En revanche, un SOC managé permet de détecter plus tôt, de contenir plus rapidement et de réduire fortement l’impact d’un incident. 

La différence ne se fait pas sur l’absence d’attaque, mais sur la capacité à y faire face sans basculer en crise majeure. 

 

À partir de quand un SOC managé devient-il pertinent ? 

Dès lors qu’une entreprise dépend fortement de son système d’information, qu’elle utilise le cloud, des accès distants et des partenaires, et qu’elle ne dispose pas d’une supervision sécurité continue. 

Pour beaucoup d’entreprises de taille intermédiaire, le SOC managé devient pertinent bien avant d’avoir connu un incident majeur, et souvent trop tard lorsqu’il n’est envisagé qu’après. 

 

Sources (rapports de référence)

  • ANSSI / CERT-FR – Panorama de la cybermenace 2024 
  • ENISA – ENISA Threat Landscape 2025 
  • Verizon – 2025 Data Breach Investigations Report (DBIR) 
  • Google Cloud / Mandiant – M-Trends 2025 
  • Microsoft – Microsoft Digital Defense Report 2025 

 

Faites appel au SOC managé de Castelis :